27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:01
AU HASARD # 23
Dune au matin. 
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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 12:13

LE RIZ

 

"Pour faire la guerre, il faut du riz, pour faire la paix, il faut du riz aussi."  Un proverbe viétnamien qui en dit long sur cette céréale de base dans la cuisine de tous les jours et dont les tiges vertes et graciles tapissent les montagnes au nord, le delta du Mékong au sud.

RizDans le nord, entre Lao Caï et Sapa, la route monte doucement et louvoie entre les rizières en terrasse. L'eau qui sert de plancher à ces escaliers végétals miroite au soleil tout en immergeant complètement les racines. Les bouquets en tallage poussent jusqu'à environ un mètre avant de déployer leurs tiges penchant sous le poids des grains. Parfois, on aperçoit la tête d'un homme ou d'une femme qui serpente sur un chemin invisible parmi les chaumes.

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Sapa


Septembre est le mois de la moisson pour le Nord du pays. Les vagues de rizières en terrasses changent alors de couleurs pour passer du vert éclatant au jaune de la maturité des plants. Une grande activité règne dans les champs, tout le monde participe à ce travail harassant qui s'étale sur 6 semaines environ. Tout est agité et pourtant il suffit de s'assoir en perchoir sur le haut des champs pour goûter à une chaleureuse sérénité. Le chant des oiseaux sert de réponse au bruit des faucilles qui coupent des bottes entières de riz. Elles sont disposées en tas réguliers autour desquels gravitent des femmes qui viennent les taper dans un bac en bois. Le tapement sourd résonne comme autant de grains de riz qui tombent au fond de l'auge. Avec de grands mouvements de rateaux, les grains sont aérés en les jetant an l'air dans le vent pour en extraire une première cosse. On ramasse ensuite la récolte pour la transporter dans le maisons, dans les greniers dans de lourds sacs bombés. Le transport se fait en scooter pour les plus riches, à pied dans la plupart des cas.

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Vietnam 6531 [1600x1200]Bac Ha


C'est là que j'ai rencontré cette femme Dzao Rouge qui sortait d'une rizière, courbée sous le poids de sa charge de riz. J'ai oublié son nom. Je me souviens de ses cheveux noirs serrés dans un fichu rouge qui ne laissait apparaître que le sommet de son crâne rasé. Un bracelet en argent orne son poignet, patiné par le temps, lissé et poli. Je me rappelle de sa petitesse, cette femme menue menaçant de se briser au moindre faux pas sur les chemins couverts de glaise. Sa peau est brunie, cartonnée par des journées passées au soleil dans les champs de maïs, dans les rizières, avec ses buffles d'eau qu'elle emmène paître. Sa tenue rouge et bleue révèle toute se majesté dans de mutiples bandes de tissu enroulées autour des chevilles en guêtres ou passées autour de ses épaules. C'est quand elle me propose de nous montrer sa maison que je charge son panier de 40 kilos de riz sur mes épaules. Les deux cordes lacèrent ma peau dans une morsure douloureuse, je peine à la suivre sur les maigres chemins jusqu'à sa maison. Sur la route, les gens rient de nous voir ainsi, binome plutôt atypique, elle avec mon petit sac de marche, moi avec son panier. Des odeurs de feu de bois nous accompagnent parmi les habitations noires très sobres. On y marche entre les chiots, les cochons noirs et les poules.
La maison est simple : une pièce en terre battue, un âtre à maintenir en vie, quelques objets de vaisselle, l'autel des aïeuls et une natte à même le sol pour elle, son mari et ses trois enfants. Une mezzanine reçoit les sacs de riz entassés au fur et à mesure de la récolte. J'y entre et elle m'aide à décharger le riz. Nous parlons un peu avec elle en français et en anglais de son quotidien, de ses enfants, et de notre voyage. Une belle recontre qui s'achèvera simplement sur un au revoir, sans les demandes d'achats parfois insistantes que nous avons souvent décliner non sans difficultés.

 

Nous repartons, marchant toujours parmi les rizières, certains de ne plus regarder un simple paquet de riz comme avant...

 

GROS RESPECT AU RIZ...

 


 

 


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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:48

HANOI

 

On ne voit pas le ciel à Hanoi. On se rappelle qu'il existe encore quand la pluie le traverse pour venir détremper cette tumultueuse cité millénaire.

 

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Vietnam 6387 [1600x1200]Hanoi se regarde de mille façons. En scooter le temps d'une course au sein d'une circulation effrayante mais exaltante. Le feu rouge stoppe des dizaines de scooters, motos, vélos, pousse pousse et taxis. Tout se monde s'entasse derrière ce signal lunineux qui en changeant de couleur déversera son flot de véhicules dans d'autres rues dans un capharnaum bien organisé, bruyant et fascinant.

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Vietnam 6431 [1600x1200]On observe Hanoi à bord d'un train de nuit qui chemine parmi les habitats au creux d'un layon tout juste assez large pour laisser passer la machine. A la fenêtre du wagon, on respire l'air doux du soir, happé par la magie urbaine qui opère dans un ballet d'ampoules, de phares et de feux de cuisine. La vie de Hanoi est là, à portée de regard curieux pour voler un instant dans l'intimité des habitants, de cet homme qui fume une cigarette devant le porche de sa maison, de la femme qui fait cuire des grillades dans la rue, du coiffeur qui range ses ciseaux, des enfants qui regardent la télévision. Le train s'ébroue lentement, le temps de toucher les arbres, de sentir le fumet d'un bol de pho, de se laisser porter par les clacs réguliers des rails, le pouls du voyage ferroviaire.

En prenant un peu de hauteur le temps de savourer un jus de mangue à une terrasse, on pourra regarder de plus près les façades des immeubles que seul le temps a fait évoluer depuis 1954. Les couleurs douces et décrépites de jaune, de beige, de bleu et de vert servent de toiles de fond à des orchidées plongeantes, et d'autres plantes dont le nom m'est inconnu. On remarque des centaines de détails gravés dans la pierre, des caractères chinois, des bas reliefs de dragons, des entrelas bouddhistes et des inscriptions françaises, témoins d'une vieille histoire.

Hanoi frémit, grouille, se presse, palpite en un bruissement désordonné et chaotique pour assouvir l'avidité de voir et de découvrir. Des fots, des flux de mouvements et de circulation incessants, des devantures de magasins criant des mots incompréhensibles, les marchandises qui gisent, pendent, croulent sur les étals. Dans le quartier des 36 Rues, on coud, on tape, on forge, on vend, on achète ce que l'on ne peut vendre, on perce, on cisele, on soude, on scande les prix des poissons, des fruits et des légumes depuis le XVème siècle.

Hanoi a la couleur des mangues et des ramboutans que les femmes vendent dans leurs paniers posés en balancier sur une épaule, l'odeur de la viande grillée en brochettes dans la rue, le bastringue d'une langue qu'on ne comprend pas, tantôt agressive, tantôt vindicative, fort peu chaleureuse.

Hanoi fascine et étourdit par ses scènes de vie à chaque coin de rue, ses habitants qui pédalent, hèlent, cuisinent, crient, marchent vite après on ne sait quoi. Rien ne s'arrête, et encore moins le temps. Un tourbillon frénétique.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:24

VOYAGE DU 07 AU 29 SEPTEMBRE 2012

 

Vietnam # 1

 

Une destination rêvée depuis plusieurs lectures, depuis des livres effeuillés les dimanches d'hiver dans un canapé moelleux, quelques envies de saveurs imaginées dans un bol de soupe. Un Guide du Routard lu et relu le printemps passé, des billets d'avion réservés en mai dernier.

 

L'esprit qui divague au grès de vertes rizières imaginaires, d'odeurs de fleurs levées par la pluie, l'envie de dormir dans la baie d'Halong, celle de saluer des femmes travaillant dans les champs, voir les costumes égayés de mille couleurs dans le Nord. Oui, il faut y aller...

 

Un sac à dos, un carnet à remplir, un Polaroïd, des boîtes d'antipalluéens, un poncho et un tableau d'affichage à Roissy Charles de Gaulle.

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 19:34

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  Nord Vietnam, région de Bac Ha, septembre 2012.

 

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 09:28

Des framboises fraichement cueillies, une mangue toute douce et sucrée, un mixeur, et c'est parti...

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:25

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Un certain 14 Juillet...

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 13:56

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Un jour de pluie à Paris, une rue au nom charmant et une devanture derrière laquelle sont alignées d'innombrables boîtes en bois, toutes de la même forme, du même gabarit, de la même matière. Le comptoir est simple et d'un blanc immaculé. De manière tout à fait élégante, un caoutchouc étend ses grandes feuilles alanguies vers la lumière de ce jour maussade. Une théière d'un vert très pâle trône de toute sa hauteur sur une commode en bois laqué, et on trouve de ci de là de petits bols à thé, des boîtes en porcelaine délicate. Tout y est soigneusement rangé. Bienvenue chez "Terre de Chine".

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On trouve ici différents parfums de thés verts, thés blancs, thés jaunes et thés fumés. Ils sont tous issus de la récolte de l'année en cours, celle d'automne ou bien celle de printemps. Après une explication concernant des "galettes" de thé Pu Er, je me retrouve initiée à la préparation du thé à la manière Gong Fu Cha. Le thé est servi dans de délicats bols de fine porcelaine blanche, la couleur est sublimée, le liquide d'une pureté incroyable. Pas de trace de tannin, aucune once d'amertume. Je découvre un parfum frais, jusque là inconnu, un éveil en quelques sortes. J'écoute des histoires de plans de thé centenaires qui poussent seulement sur quelques plateaux verts de Chine, en sirotant ce délicieux brevage bouillant, tout juste passé au tamis après une courte infusion de trente secondes. "On peut comparer la récolte et la culture du thé chez nous en Chine à votre culture du vin.", me dit-on. On m'ouvre toutes ces boîtes qui renferment de délicates feuilles de thé entrelacées, d'un vert profond et au parfum de fleurs, d'herbe, de feuillage et parfois d'épinards. Je respire, regarde, goûte et deviens... accro à ce thé au goût originel si l'on en croit les deux vendeuses.

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La vente par correcpondance est possible, les stocks sont limités en fonction des récoltes. C'est ici.

 

Pour aller voir de plus près, entrez au 49 de la rue Quicampoix, Paris 04, métro Rambuteau. Des "ateliers du thé" y sont propsés le vendredi après midi. 

 

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photos : Terre de Chine

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 09:48

Une recette toute simple testée avec les épices qu'un ami m'a ramené des Antilles...

 

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La veille au soir, on prépare une marinade toute simple à base d'huile à laquelle on ajoute des oignons nouveaux coupés en quatre (beaucoup d'oignons...), et les épices : colombo, safran, piment fort, gingembre, poivre de Séchuan, sel, coriandre, curry, et tout ce qui vous chante en somme... J'ai de mon côté rajouté une gousse de vanille fendue en deux. Placez des morceaux de poulet dans cette mixture et laissez ensuite reposer au frais pour la nuit, voir tout le jour suivant.

 

Le jour J, faites revenir les morceaux de viande avec leur marinade dans une cocotte, n'oubliez pas les petits oignons qui ont passé la nuit avec le poulet. Déglacez avec un peu d'eau ou de bouillon, pour décoller les sucs des épices. Tout ceci commence à sentir bon, c'est tout à fait normal... Rajoutez maintenant une petite brique de lait de coco, et laissez mijoter l'ensemble pendant une heure au moins à feu très doux, cocotte fermée d'un couvercle. Surveillez bien que le poulet ne s'assèche pas.

 

A la fin de la cuisson, retirez le couvercle pour laisser réduire la sauce. Servez cette merveille avec du riz, et je cherche à l'heure actuelle une recette de gratin de bananes. Si quelqu'un en a une à me faire partager...

15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 09:03

Pour aujourd'hui, Poupinette nous demande du jaune. En voilà donc un peu, en espérant qu'il apporte une touche ensoleillée pour tous ceux qui en manquent cruellement ces jours ci...

 

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Bon dimanche à tout le monde.

 

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